serti clos

19 avril 2019

Notre Dame en fumée

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 6 h 36 min

Notre-Dame en fumée.

 

Silence sur la place.

Il n’y a pourtant pas eu de procès…

« Oh » tétanisés  » ah  impossible » !

On constate le bûcher

Où la sorcière et la gargouille, ensemble, se sont consumés.

 

Quelles étaient leurs dernières grimaces, étaient-ce des rires éclatés dans les  airs?

Des traits d¹esprit raisonnant un nuage de les prendre en pitié ?

Le clocher tendait semble-t-il à être en or pour, tout en un coup des flammes, embrasser la chimie.

 

Et le ciel pointé, léché de lumière en ce matin pluvieux, en cette soirée cendrée où les combles envolées avec ses années de passage, de silence…

et de lumière s¹éteignent sur l¹écorchée viveŠLa charpente je l’ai connue parcequ’elle s¹en fût brûlée vive.

C¹est que cela est fou, fantastique sans doute: le signe est manifeste, adieux «  Marie, je vous salue ».

Ils l¹auraient bien chanté au Moyen Age et voilà qu¹un dragon en colère de sa gorge a forgé une étonnante dame pleine de cendre.

Une tonne de sabbat enfuie en un son: un fracas.

Qu’il appartient aux contes de raconter, non au réel de réaliser..

Jusqu’à ce qu’un soir, le réel se mît à inventer une chose étrange si bien que,si du conte on revient, de celui- ci on s’égare.

On ne saurait désormais distinguer la fantaisie de la réalité, la gargouille d¹un simple pigeon,  ahuris devant ce mariage entre  le ciel et l¹enfer. Entre un chien et un loup.

 

Mais ce navire inversé de ses vagues à carbonisé le Noyer. Le chêne et le roseau ont vraiment lutté.

Une forêt de fumée, une jungle essayant un automne avant l’heure…

 

Atlas quelque part, voûté à changé de bagage. Il a sans doute de son air envoûtant embrassé un autre ciel, sa vieille charpente une arche enfin en voyage.

Il a dû, le coq orgueilleux comme sa crête, se  trouver bien seul à s’affoler, indiquant semble t-il, que le nord est ailleurs ou qu’il faut le réinventer…

Car tout est calme désormais.

 

C¹est à croire que c’était fantasmagorique,  que tout cela on le racontera comme un mythe: jadis il y avait des vitraux des combles et des charpentes.

Et qu¹au-dessus des braises les grands fakirs s¹allongent, marchent et chantent.

Une nouvelle ère qui n¹est plus d¹os ni de chair- pas un corps

Mais bien un transport un Phénix ?

Car le feu ¦uvre à digérer cette longue ingestion de bois noirci.

Ce noir galactique où il renaît de ses cendres.

 

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