serti clos

20 février 2016

le près d’auge

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 15 h 24 min

De la fenêtre elle aperçoit les lames du vent passer sur les délicates tiges, prêtent à succomber d’un vertige aussi intense que leur droite allure, fléchie quelque peu par l’attaque redoublée du vent. A peine l’horizon s’évade t’il de cette conversation étrange en une cavale dorée, escorté de rayons fauves, à peine la rivière clapote sourdement comme pudique pour ne point effaroucher les regards alertes de Diane. Et en un lent ressac issu comme d’un temps minéral, se meuvent les cerisiers en fleurs gerbant leur fanures sur les routes très passantes. Ce fut un matin ancien, comme un autre, égal aux soucis du jour imminent, égal aux oasis, abreuvant d’un coup de pays l’entièreté de la vie.

Une auréole semblait cerner l’astre solaire et s’y plaire infiniment. Le ciel s’effilochait tel un pull décousu sur lequel on tire: cet épuisement du ciel peut être conséquent, induire un autre sens de réalité et de vie parfaite. Ce fut à s’y suffire, à s’y méprendre comme si nous empruntions une fausse route. Ce fut d’une densité matricielle que la pluie vint couronner d’hachures égrisées le reste de la perfection.

18 février 2016

sa voix de precipice

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 41 min

Horde de sons pareils aux étoiles sa voix de précipice fraude la serrure du mot.

Et derrière le rideau se soulève la fenêtre de l’horizon étal.

Le muet mort est une sorte de silence

La voie qui suit un point.

Orgue d’orage

graine de pluie dans un œil gris

 

11 février 2016

refaire d »faire le monde

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 12 h 14 min

FullSizeRender [2136]Voilà, toutes le nuits la même chanson refaire le monde. Tu t’adosses franchement à mon instabilité, cherchant en ma discontinuité la route où se véhicule l’entière pensée, quelque part, sans lambeaux, la droite file mon enveloppe

19 janvier 2016

divan perdus

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 5 h 14 min

les divans perdus de ma grande patience

où ne s’allongent plus les vieux fantômes

raconter leurs phories d’abîmes tourmentés,

ne sont plus que des bouts d’étaux et de ficelles

où régler ses comptes en bazars chinés.

C’est ainsi une pièce vide

je n’ai plus que des rideaux tirés à quatre épingles

fermants sans le vouloir mon œil sur la sortie

fermants les tumultes qui venaient m’ébrouer

les occasions, les ailleurs,

rien ne passe plus que par la cheminée

comme un volet qui bat

sur la seine desertée

11 janvier 2016

d’un regard lointain

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 18 h 14 min

d’un regard lointain lancé à la dérive il me pioche au hasard et me choisit,

c’est là que nous nous croisons à jamais tremblant en cet hiatus d’hiver, le sourire à peine stimule ce vaporeux souvenir qu’on voudrait pour destination finale. A moins d’amnésie, bon vieux remède que tout le monde dénigre, rien n’est plus prompt à me stupéfier que là où je me retrouve, en ce regard lancé comme un hameçon divin au beau milieu de mon réel épars. Je n’ai ni de votre air ni de vos manières et je ne sais m’acclimater sans ce repos hélas sans figure qui m’assiste et me cheville l’existence, quand enfin je n’ai d’autre justification  que ce miracle en pleine manie.

je n’amène qu’un désordre épique au sein de mon sens, je malmène mes respirations pour suffire à vos contorsions, quand un jour je ne pourrai plus suivre je logerait au cœur du cœur sans plus avoir à grandir. je me dévoue me donne à toi mon pays mon avenir et cela sans recette, ni plus ni moins qu’un appétit sauvage et une force féroce où je me joue de tout où tout se joue et cela sans conséquences, à jamais.

10 janvier 2016

accapare

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 22 h 36 min

De ce qui vous accapare tout entière. Une chose à la fois exigeante et terrifiante. Une pensée qui court-circuite le réel le plus tangible pour insinuer un scepticisme vous emmener ailleurs dans une autre perspective.

Si le triangle en venait à nous faire douter de sa nature, peut être ce serait parce qu’il est véritablement autre chose; c’est cet argument impérissable qui le rend à jamais dangereux et le légitime instantanément.  Sur ses épaules aigues il porte l’insigne étrange d’un autre pays où il est autre.

Insinuer que tout est une supercherie digne d’un sérieux plus grand. Nous devons nous pencher sur ce cas attentivement. Il mérite en fait toute mon attention; car ce qu’il se passe en vérité peut être d’envergure.

C’est là le piège qui se referme. Car tout ce qui compte (la communication avec un tiers) se trouve amochée d’une rêverie.  Nous voilà rêvant à voix haute, prête à renier son passage, son premier ami. Nous devisons comme on rit, séduite par un effet déplacé mais innocent de réalité. Nous devenons indigne aux faits; prompte à l’autre rive. Cette maturation précoce de la perception ni vraie ni fausse, nous abjure d’une vie attendue. Et les maux des vertiges continuent de ce que peut être, ce que pourrait être le silence d’amnésie, d’inconscience, semblent si loin qu’il faut se les rappeler comme des ordres premiers, la raison bizarre de ce qui nous meut en apparent charabia.

9 janvier 2016

le grand homme

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 43 min

Il  joue le pauvre homme

un trait inusable qu’il tente pourtant intensément d’épuiser d’éventrer de tuer

il use et tente d’en venir à bout mais aura beau

c’est qu’il ne joue pas il est très sérieux et délaisse

le grand œuvre qu’il défaisait

à mordre l’adieu en bras de chemise

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 40 min

à mordre l’adieu en bras de chemise nous oublions jusqu’à la calèche qui nous emporte ainsi que le vent désespéré qui nous peuple tous les lundis et fait que l’on se débrouille débraillé avec le peu qui nous incombe ainsi qu’une destiné prude au bas des étalages de celles dont le vendeur ne cri pas le nom et dont le silence même, pourtant fait trembler les vastetés d’idoles qui nous servent de boussoles

a quand les non dupes renversants les étalages, à quand les forages d’artifices et les récoltes de nuances tous les champs d’honneur de paix sans courroux

école du rebond où se déversent ces paroles inusables

 

 

3 janvier 2016

la vie en retour

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 38 min

il m’a confessé ne jamais y retourner. Confessé, comme quelqu’un qui fait son épithalame sur son lit de mort, qui attend l’extrême onction, le christ, l’oint, la grâce il s’est confessé il ne m’a pas seulement dit. C’est pourquoi, étant moi même à ce moment son confesseur en quelque sorte, je me suis tourné vers lui, d’une étrange façon solennelle que je ne me connaissais pas et que j’ai senti la tension de son visage de son souffle sur le mien comme s’il allait s’en tuer, une impression d’ultime, que je l’ai su sincère quand d’autre l’aurai peut être simplement cru. Alors maintenant que je dois vous prouver sa sincérité, que dis je, sa foi son absolu,

car j’ai vu ce que j’ai vu, et ces yeux là cette voix était celle d’une vierge à l’enfant, gracieuse et grave comme d’un silence à couper le souffle, à vous stupéfier…Ces yeux d’outre tombe ne me permettent pas seulement de témoigner ici mais de me faire vivre. Non donner à voir, mais donner à vivre. Tant et si bien que c’est comme si c’était moi qui confessait et non le confesseur. Je ne sais bien qui pourrait me suivre. Pourrait on parier sur toutes les vies possibles, qu’on ne sait jamais.

je m’aperçois que je ne puis vous restituer cette démence sublime qui vous baptisait d’un frisson, gigantesque chaleureux traversant doucement tout le corps tandis qu’une détente presque innée s’ensuivait légère.

On le quittait apaisé. Si l’on avait faim, ce fut comme si l’on avait mangé notre meilleur repas. Si l’on était triste, une joie incomparable s’offrait alors et effaçait semblait il tous les cauchemards du réels et dieu sait qu’il y en avait à chaque rideau tiré.

Alors non ce n’est pas peu dire, qu’il me subjugua, non tant lui que sa vérité. Je ne sais pas s’il y retournera, mais ce qui est sur c’est qu’il est déjà parti sans retour, engagé comme il est, ce n’est que mon humble pressentiment et dieu sait que je m’en méfie…

je pense que la foi c’est à peu prés cela ce que j’ai vécu ce moment là

une conviction qui joue un tour aux faits; après tout qu’importe qu’il y retourne, ce moment là l’a tué de toutes les morts, et sa vie indéchiffrable, est simplement le remous mystérieux qui n’appartient à personne qu’au secret préservé. Je ne pourrai plus non jamais plus m’en mêler.

31 décembre 2015

l’accident dun adieu

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 11 h 30 min

nous ne peuplons pas la solitude de brefs fantômes de carrefour, ni de parcelle de temps comblés. Nous regardons les vierges solitudes comme des symboles d’échec. C’est ainsi que je me représente:51ObCc+o-2L._AA160_ aspérités d’un réel où suffoque un amour absolu à des contingences passagères. Sauf l’éternité sauve que je voue, précaire car qui ne  peut être que par des prières, c’est à dire des espoirs assidus, répétés, rigoureux, acharnés, où l’on s’adonne sans cave, greniers, ou autre garde fou.

La où je vis il ne semble pas il y avoir de marge. C’est une fenêtre en pleine lumière, et je ne peux même pas l’assombrir un instant en clignant des yeux.

J’ai coutume d’apprécier une frontière  en toute lucidité de lâcheté. Ce temps d’accordéons toujours déplié, je fais tous pour le plier, le chiffonner lui donner du relief d’époque, mais je reste un bras tendu d’actuel argent informe au fond de la fusion.

 

Et pourtant à en croire l’expérience c’est dans ces même marges que se fomentent les carrefours.  A abreuver tous silences confondus de présences en fuites, nous provoquons l’accident d’un adieu. J’aime à rebours que le temps passe.

1234

Lovelybook |
Snake of Sadness |
Badbrain |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Oceiraconte
| L'évasion par les livres
| Booksmadness