serti clos

1 octobre 2016

plus rien savoir

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 21 h 33 min

sur la vaste place tendre la lumière

soie hivernal chuchotant dans les linges

eventés.

 

 

Là aurores et terres mélées libèrent leurs chambres d’études ;

halte célèbre de par les nuits

l’horizon

deux rives où tend le cœur

virgule cosmique, venant border soupirs, et autres draps .

 

 

Vers midi

un mystère clôt

l’éveil d’un œil.

 

C’est la mesure du reste à venir

qui baille en ombre.

 

ouvre l’infini d’une main, le passage est à point, serré contre la paume

où les lignes divulguent la vie,

 

ce matin plein de lumière,

c’est là qu’il faut se pencher et rêver

bucher à l’apaisement de tous les astres orphelins

afin qu’ils aient demeure,

nous rentrons en nous même

et installons l’attente magnifique

des heures inconnaissantes

seul l’avenir devisage luisant d’incessant feux

troubles pour penser

 

 

voir et ne rien savoir

c’est la dentelle

d’avenir !

vivre sombre

nourir soleil

s’evertuer en nuances

lucide ou ébloui

savoir par terre plein de maladie

voilà que ça tombe en oublie

 

28 septembre 2016

par cents fois le coeur raisonné domicile cu ciel

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 15 h 39 min

haute vérité que la stupeur agenouillée

devant l’entre être

lumière!

autre acte de charité

que la clarté d’aimer

2 septembre 2016

l’esperance

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 18 h 31 min

La clavicule cassé d’un piano assis affame et blesse

il met son visage dans un chapeau pour se dissimuler

comme un hiver avec un soleil, une canicule sur la tête

et passe ainsi vos barbelés d’yeux braqués

pour se précipiter en la ruelle si etroite qu’il en perd du poid

de toute sa noire impression qu’il vous faisais alors il ne reste

qu’une exquise teinte qui repousse de vertige le fixe et lugubre et inommable visage

de celui qu’on ne reconnaît pas.

 

 

19 mars 2016

a sec de feu sur le plancher de mon âme

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 8 h 00 min

a sec de feu sur le plancher de mon âme

je fouille les foyers pour embraser les déserts qui seront frissons

à fleur de l’austère silence

les ogres de morts

où des canicules de sommeil bercent  la latente vision

Et sur mon seuil se porte un terme, une bourrasque épidémique

d’amour de stupeur

car la joie est le but.

cherches nos appâts de cœur incendiaires

 

paradise in bravehell

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 7 h 54 min

et tant pis pour la plus exquise des manies

qui vient de filer.

j’entends des brumes étendre leurs draps sur ma tête

ainsi tel que je suis assise tu me trouve piégée par la pluie

il me faut franchir toutes les portes pour rompre la distance avec le monde réel.

Sur ma pauvre vieille tête ensevelie

de qui de la brume ou de moi gagnons l’étreinte éternelle?

Fourrure

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 7 h 50 min

Sur le chemin de la fin

le lion rencontre un rayon de feutre

qui écrit en lettres furtives

la peine d’être passé

il l’a crache sa mort de penseur

en gerbes fontainiennes

3 mars 2016

L age

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 1 h 26 min

Les couvents fêtaient il y a des cents  le délabrement avec délicatesse laissant perpétuellement l’esprit en compagnie de la vendange. Là le temps est accueilli et le futur semble le processus d’une grandiose escale vers la fin. Une escale où l’on resterai des heures et des heures autant qu’il semblerait bon. Non pas la sclérose primesautière de l’instant, de ce qui lasse.

Ainsi en point de suspension cela aurait dû continuer ainsi. Mais nous avons retenu les heures tel un homme au bord de la falaise, tout prêt de tomber. Alors l’identique ne surprend plus le semblable, et nous nous suffisons du luxe quand on a la nécessité.

Au sujet de la pensée, ce courant d’air ne s’arrête pas. Peu d’espace pourtant. Rien de ce qui subjugue. L’etat s’ecclot en pleurant.

Sous chaque extravagante extase se tapi une cave froide et humide. Lieu qui révèle a lui seul le désagrément, l’impertinence d’une beauté. C’est une saison de beauté passée a rêver, dans la plus sordide des caves celles encloses de mort aux rats, satinées de Vatican.

Sous chaque lendemain se trouve un vieux chiffon, vieux mouchoir de souvenir. Parfois il deteind subtilement et tout est endommagé d’avenir.

Lorsque je vois passer cahin caha cette stature antique

et que je salue d’un même geste et le passage et le passé, le temps semble absent ou déguisé. Endeuillé quelque part errant.

28 février 2016

sa peine suffit chaque jour

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 10 h 13 min

a rebours je marche mes rêves

dis dieu

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 10 h 11 min

dis dieu

tu seras tu

 

25 février 2016

Cadrans

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 13 min

c est cet instant decisif
qui s’apparente aux jours passés a meubler les circonstances d’ un satin social
alors même que l’on a éventré le ciel la mer les forets dune faim inextricable de géant et que le monde su nous partons du bar explorer les vidanges poussiéreuses de nos secrets.
les rayons fatigués, buvant lair humide des pavés je presse mes souliers, percutant les aurores de feuille d automne qui jonchent les sols. On se croirait sillonnant les déserts chassant les heures de nos cadrans.

Et pourtant ce meme sol n’a pas oublié de recevoir nos pensés accompagnant nos pas.

Je traverse la salle étroite et refroidie par la fenêtre entrouverte qui quelque minutes plus tôt laissait se frayer le rayon derrière la nuque
et rien d’autre
dont je sois sûre et certaine
dans tout ce qui me reste après maints et maints soupçons
maintes et maintes soustraction de substance, de consistance, voilà ce qui est sûre, c’est entièrement cartésien que cela qui résiste
le reel ne suffit pas a convaincre de ce qui est se qui se décante dans l’être
parfois je croise une pensée qui file avec toute mon existence en bagage et je dois la retenir de toute mes forces pour ne pas voler trop longtemps hors de mon logis, m’accrocher aux lestes profonds.  Parfois c’est le jour qui s’annonce par un voile léger qui n’est pas de la nuit, un voile plissé comme un fantôme.

Ceci est une fantaisie. Chaque parcelle de sol parcouru me retient de son ton maternel. J’embrasse alors d’un regard les anciennes familiarités de passage: les courses,les chutes, les pas de loups, nonchalants, bottés, nus. Ce viel homme courbé compte  la mesure de ses pas. Ses emjambees si rares ne manquent pas de l’allure d’un alpiniste, oeuvrant dans un temps ultime. Puis le vol réguliers et léger des pigeons semble gouverner le ciel bas qui borde nos yeux, tel un frère couchant son jeune autre frère, dans les draps accueillant d’une maison en hiver.

 

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