serti clos

19 mars 2016

a sec de feu sur le plancher de mon âme

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 8 h 00 min

a sec de feu sur le plancher de mon âme

je fouille les foyers pour embraser les déserts qui seront frissons

à fleur de l’austère silence

les ogres de morts

où des canicules de sommeil bercent  la latente vision

Et sur mon seuil se porte un terme, une bourrasque épidémique

d’amour de stupeur

car la joie est le but.

cherches nos appâts de cœur incendiaires

 

paradise in bravehell

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 7 h 54 min

et tant pis pour la plus exquise des manies

qui vient de filer.

j’entends des brumes étendre leurs draps sur ma tête

ainsi tel que je suis assise tu me trouve piégée par la pluie

il me faut franchir toutes les portes pour rompre la distance avec le monde réel.

Sur ma pauvre vieille tête ensevelie

de qui de la brume ou de moi gagnons l’étreinte éternelle?

Fourrure

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 7 h 50 min

Sur le chemin de la fin

le lion rencontre un rayon de feutre

qui écrit en lettres furtives

la peine d’être passé

il l’a crache sa mort de penseur

en gerbes fontainiennes

3 mars 2016

L age

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 1 h 26 min

Les couvents fêtaient il y a des cents  le délabrement avec délicatesse laissant perpétuellement l’esprit en compagnie de la vendange. Là le temps est accueilli et le futur semble le processus d’une grandiose escale vers la fin. Une escale où l’on resterai des heures et des heures autant qu’il semblerait bon. Non pas la sclérose primesautière de l’instant, de ce qui lasse.

Ainsi en point de suspension cela aurait dû continuer ainsi. Mais nous avons retenu les heures tel un homme au bord de la falaise, tout prêt de tomber. Alors l’identique ne surprend plus le semblable, et nous nous suffisons du luxe quand on a la nécessité.

Au sujet de la pensée, ce courant d’air ne s’arrête pas. Peu d’espace pourtant. Rien de ce qui subjugue. L’etat s’ecclot en pleurant.

Sous chaque extravagante extase se tapi une cave froide et humide. Lieu qui révèle a lui seul le désagrément, l’impertinence d’une beauté. C’est une saison de beauté passée a rêver, dans la plus sordide des caves celles encloses de mort aux rats, satinées de Vatican.

Sous chaque lendemain se trouve un vieux chiffon, vieux mouchoir de souvenir. Parfois il deteind subtilement et tout est endommagé d’avenir.

Lorsque je vois passer cahin caha cette stature antique

et que je salue d’un même geste et le passage et le passé, le temps semble absent ou déguisé. Endeuillé quelque part errant.

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