serti clos

20 février 2016

le près d’auge

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 15 h 24 min

De la fenêtre elle aperçoit les lames du vent passer sur les délicates tiges, prêtent à succomber d’un vertige aussi intense que leur droite allure, fléchie quelque peu par l’attaque redoublée du vent. A peine l’horizon s’évade t’il de cette conversation étrange en une cavale dorée, escorté de rayons fauves, à peine la rivière clapote sourdement comme pudique pour ne point effaroucher les regards alertes de Diane. Et en un lent ressac issu comme d’un temps minéral, se meuvent les cerisiers en fleurs gerbant leur fanures sur les routes très passantes. Ce fut un matin ancien, comme un autre, égal aux soucis du jour imminent, égal aux oasis, abreuvant d’un coup de pays l’entièreté de la vie.

Une auréole semblait cerner l’astre solaire et s’y plaire infiniment. Le ciel s’effilochait tel un pull décousu sur lequel on tire: cet épuisement du ciel peut être conséquent, induire un autre sens de réalité et de vie parfaite. Ce fut à s’y suffire, à s’y méprendre comme si nous empruntions une fausse route. Ce fut d’une densité matricielle que la pluie vint couronner d’hachures égrisées le reste de la perfection.

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