serti clos

10 janvier 2016

accapare

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 22 h 36 min

De ce qui vous accapare tout entière. Une chose à la fois exigeante et terrifiante. Une pensée qui court-circuite le réel le plus tangible pour insinuer un scepticisme vous emmener ailleurs dans une autre perspective.

Si le triangle en venait à nous faire douter de sa nature, peut être ce serait parce qu’il est véritablement autre chose; c’est cet argument impérissable qui le rend à jamais dangereux et le légitime instantanément.  Sur ses épaules aigues il porte l’insigne étrange d’un autre pays où il est autre.

Insinuer que tout est une supercherie digne d’un sérieux plus grand. Nous devons nous pencher sur ce cas attentivement. Il mérite en fait toute mon attention; car ce qu’il se passe en vérité peut être d’envergure.

C’est là le piège qui se referme. Car tout ce qui compte (la communication avec un tiers) se trouve amochée d’une rêverie.  Nous voilà rêvant à voix haute, prête à renier son passage, son premier ami. Nous devisons comme on rit, séduite par un effet déplacé mais innocent de réalité. Nous devenons indigne aux faits; prompte à l’autre rive. Cette maturation précoce de la perception ni vraie ni fausse, nous abjure d’une vie attendue. Et les maux des vertiges continuent de ce que peut être, ce que pourrait être le silence d’amnésie, d’inconscience, semblent si loin qu’il faut se les rappeler comme des ordres premiers, la raison bizarre de ce qui nous meut en apparent charabia.

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