serti clos

3 janvier 2016

la vie en retour

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 20 h 38 min

il m’a confessé ne jamais y retourner. Confessé, comme quelqu’un qui fait son épithalame sur son lit de mort, qui attend l’extrême onction, le christ, l’oint, la grâce il s’est confessé il ne m’a pas seulement dit. C’est pourquoi, étant moi même à ce moment son confesseur en quelque sorte, je me suis tourné vers lui, d’une étrange façon solennelle que je ne me connaissais pas et que j’ai senti la tension de son visage de son souffle sur le mien comme s’il allait s’en tuer, une impression d’ultime, que je l’ai su sincère quand d’autre l’aurai peut être simplement cru. Alors maintenant que je dois vous prouver sa sincérité, que dis je, sa foi son absolu,

car j’ai vu ce que j’ai vu, et ces yeux là cette voix était celle d’une vierge à l’enfant, gracieuse et grave comme d’un silence à couper le souffle, à vous stupéfier…Ces yeux d’outre tombe ne me permettent pas seulement de témoigner ici mais de me faire vivre. Non donner à voir, mais donner à vivre. Tant et si bien que c’est comme si c’était moi qui confessait et non le confesseur. Je ne sais bien qui pourrait me suivre. Pourrait on parier sur toutes les vies possibles, qu’on ne sait jamais.

je m’aperçois que je ne puis vous restituer cette démence sublime qui vous baptisait d’un frisson, gigantesque chaleureux traversant doucement tout le corps tandis qu’une détente presque innée s’ensuivait légère.

On le quittait apaisé. Si l’on avait faim, ce fut comme si l’on avait mangé notre meilleur repas. Si l’on était triste, une joie incomparable s’offrait alors et effaçait semblait il tous les cauchemards du réels et dieu sait qu’il y en avait à chaque rideau tiré.

Alors non ce n’est pas peu dire, qu’il me subjugua, non tant lui que sa vérité. Je ne sais pas s’il y retournera, mais ce qui est sur c’est qu’il est déjà parti sans retour, engagé comme il est, ce n’est que mon humble pressentiment et dieu sait que je m’en méfie…

je pense que la foi c’est à peu prés cela ce que j’ai vécu ce moment là

une conviction qui joue un tour aux faits; après tout qu’importe qu’il y retourne, ce moment là l’a tué de toutes les morts, et sa vie indéchiffrable, est simplement le remous mystérieux qui n’appartient à personne qu’au secret préservé. Je ne pourrai plus non jamais plus m’en mêler.

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