serti clos

31 décembre 2015

l’accident dun adieu

Classé sous Non classé — Lior Guibert @ 11 h 30 min

nous ne peuplons pas la solitude de brefs fantômes de carrefour, ni de parcelle de temps comblés. Nous regardons les vierges solitudes comme des symboles d’échec. C’est ainsi que je me représente:51ObCc+o-2L._AA160_ aspérités d’un réel où suffoque un amour absolu à des contingences passagères. Sauf l’éternité sauve que je voue, précaire car qui ne  peut être que par des prières, c’est à dire des espoirs assidus, répétés, rigoureux, acharnés, où l’on s’adonne sans cave, greniers, ou autre garde fou.

La où je vis il ne semble pas il y avoir de marge. C’est une fenêtre en pleine lumière, et je ne peux même pas l’assombrir un instant en clignant des yeux.

J’ai coutume d’apprécier une frontière  en toute lucidité de lâcheté. Ce temps d’accordéons toujours déplié, je fais tous pour le plier, le chiffonner lui donner du relief d’époque, mais je reste un bras tendu d’actuel argent informe au fond de la fusion.

 

Et pourtant à en croire l’expérience c’est dans ces même marges que se fomentent les carrefours.  A abreuver tous silences confondus de présences en fuites, nous provoquons l’accident d’un adieu. J’aime à rebours que le temps passe.

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